Le vélo qui fait voyager

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mardi 8 décembre 2015

(Zythocyclade 05/12 - Brasserie St Germain) Une virée au poil !



Chère Maman,

C’est aujourd’hui que nous prenons le train pour accomplir notre mission que nous préparons depuis des semaines.


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Dans mon compartiment s’alignent avec moi 4 poilus à la barbe hirsute dont une exception qui confirme la règle. "Pourtant la Ste Barbe c’était hier!", nous fera remarquer le jovial contrôleur. Celui-ci a d’ailleurs une autre mission pour nous. Il va appeler sa collègue dont c’est l’anniversaire aujourd’hui et nous devrons lui chanter « Joyeux anniversaire » à son passage. Aussitôt dit, aussitôt fait, le contrôleur nous remercie même au micro à l’arrivée en expliquant à tout le train le but de notre voyage: partir d’Arras à vélo pour récupérer des munitions à la brasserieSt Germain d’Aix-Noulette et tenter de revenir entier.

Bref, nous partons joyeux, insouciants, la fleur au guidon avec la volonté d’en découdre. Les côtes ne nous font pas peur, maman ! Elles verront bien de quel charbon on se chauffe.
Les terrils de Loos-En-Gohelle ©Poilvain
A Arras, nous retrouvons le commandant Poilvain et son détachement qui viennent de Paris pour nous prêter main forte. C’est la dernière mission Dodéc’houblax de Poilvain et il vient officiellement passer le flambeau à la section Nord. Je me blinde en apparence mais je suis touché.

Citadelle d'Arras ©Poilvain
On quitte bientôt la ville. Dès le départ le tankdem est accablé par une hernie au pneu arrière. Espérons qu’il tienne le coup ! La première percée se fait au Mont St Eloi. Les nouvelles recrues sont un peu décontenancées. Cependant et malgré quelques dégâts (un dérailleur tordu sur le vélo de Poiloris) la place est prise au bout de quelques minutes. Ici on trouve les ruines d’une ancienne abbaye pilonnée pendant la première guerre mondiale. Ses vestiges ont été conservés comme témoins de l’horreur destructrice de ces 4 années de folie meurtrière et on les aperçoit à des kilomètres à la ronde.
Mont St Eloi
Nous repartons. Pour contrecarrer le vent, nous nous jetons de vallée en vallée d’où surgit à chaque fois la pointe effilée d’un clocher qui crève le ciel comme une baïonnette percerait l’uniforme d’un poilu.

Puis nous nous jetons à l’assaut de la crête de Notre Dame de Lorette. A chaque fois qu’un pourcentage tombe sous nos roues, d’autres se relèvent inlassables et toujours plus nombreux. 10, 15, 20%, la montée est implacable. Nous poursuivons malgré les assauts du vent. Les dérailleurs s’enrayent, beaucoup de nos camarades sont arrêtés net et posent pied à terre. Et tout à coup, quand on n’y croyait plus, le sommet ! 
Notre Dame de Lorette
La colline domine toute la région et on imagine bien l’importance stratégique du lieu. Près de 200 000 soldats y ont trouvé la mort entre octobre 1914 et octobre 1915. C’est là aussi que sont enterrés des milliers de poilus. L’alignement de croix de la nécropole, le plus grand cimetière militaire français, donne le vertige mais ce n’est encore rien à côté de la masse de noms qui couvre l’Anneau de la Mémoire. Inauguré en 2014, ce vibrant et émouvant message de paix réunit sans distinction de nationalité ou de religion 600 000 combattants de 40 nationalités différentes morts dans le froid et la boue du Nord-Pas-de-Calais. 
L'anneau de la mémoire
Pas le temps de creuser une tranchée cependant. Il faut avancer pour atteindre l’estaminet. Cinq minutes plus tard, c’est la quille. On profite pleinement de la chaleur de l’endroit car on sait que l’on doit bientôt repartir au front. Les plats copieux nous ragaillardissent mais à peine finis, il faut déjà y aller. L’opération est minutée précisément et le moindre retard pourrait mener notre mission à sa perte. Le brasseur a bien insisté pour que nous arrivions à 14h30 pile !
Estaminet A l'potée d'Léandre
La force du vent et la résistance des montées est plus importante que prévue. Poilubert est en souffrance avec son char d’assaut. Il ralentit le groupe et propose qu’on continue sans lui. Mais on ne laisse personne derrière, bon sang ! Un commando file en éclaireur tandis qu’un peloton reste avec lui pour le soutenir et finalement nous atteignons notre but avec un retard de 5 minutes à peine.

Brasserie St Germain

La brasserie St Germain est connue pour la Page24. Le nom de cette bière aurait été inspiré par un grimoire datant de 1176 sur « La bière et ses bienfaits » dont il manquerait une page sur laquelle un important secret de fabrication était soi-disant révélé. Cette page était évidemment… la page 24. 


Depuis 2002, cette micro-brasserie familiale s’est agrandie petit à petit et a progressivement élargi sa gamme. Il s’agit maintenant d’une brasserie artisanale qui produit plus de 10 000 hectolitres par an. On y apprend qu’avant d’utiliser le houblon pour donner du goût à la bière, on utilisait autrefois toute une variété de parfums comme la coriandre ou l’ortie. On y apprend aussi que l’on consomme 78L de bière par an et par personne dans le NPDC et qu’une soixantaine de brasseries y sont présentes. Les Zythocyclades ont un bel avenir devant elles !
Recherche et Développement: Top secret défense !
Mais il faut repartir avant que les renforts de la nuit ne viennent soutenir le vent pour nous frigorifier. Et il nous reste Vimy à faire capituler.
A la sortie de la brasserie, une nouvelle explosion de dérailleur est fatale au vélo de Poiloris. C’est déchirant, mais on est obligé de l'abandonner sur place car il ne peut plus avancer du tout. Il faudrait amputer la patte de son dérailleur. Il promet qu’il essaiera de nous rejoindre par tous les moyens possibles. Mais il faut être réaliste, on sait au fond de nous qu’on ne le reverra plus.

Nous ne sommes donc plus que 10 à poursuivre l’aventure mais comme on dit, à la bière comme à la bière ! Petit à petit Poilémy et moi-même, qui étions resté auprès de Poiloris pour essayer de le sauver, reprenons du terrain sur nos camarades. On rejoint d’abord Poilubert qu’on retrouve dans un sale état. Il souffre. Il est cramé. Puis on rejoint tout le reste de la compagnie au sommet de Vimy où se trouve un imposant mémorial. Ici, on est en territoire canadien et la terre ravagée par les obus a été laissée telle quelle. On a du mal à croire que des soldats aient pu survivre sous la pluie d’obus qui s’est abattue ici. 

Vimy ©Poilvain
Poilubert et Poilisnak décident de continuer seuls pour ne pas nous retarder car le détachement parisien a un train à prendre. Satanée mission, on ne fait que perdre des camarades au fil des kilomètres. Il fait froid et les assauts du vent redoublent de vigueur. Dans ce paysage de désolation, avec le ciel qui embrase l’horizon et les tirs lointains des chasseurs, nous entrevoyons de façon un peu floue l’horreur qu’a due être la guerre des tranchées.

Mais bien emmitouflés dans nos vêtements techniques, on se fait surtout plaisir sachant qu’un chocolat bien chaud nous attend quelque part dans un bar niché sous les arcades de la magnifique place d’Arras. Lorsque nous atteignons la gare, nous tombons dans les bras de Poiloris qui a réussi à trouver un taxi-VTTiste pour le ramener en ville. Puis c’est au tour de Poilisnak et de Poilubert d’arriver sains et saufs.
Place d'Arras
Encore une virée au poil. Notre expédition pacifiste n’aura finalement fait d’autres victimes que quelques vieilles pièces et des demis ! Et je me dis que tout ce qu’il faut au monde, maman, pour arranger les choses, c’est une bonne bière !

 

Plus rien de nouveau.

Ton cycliste de fils,
Poildudragon

mardi 15 septembre 2015

(Zythocyclade 02/12 - Abbaye d'Orval) EPO: Ensemble Pour Orval !


Malgré des prévisions météorologiques peu alléchantes et un tandem en piteux état après son périple jusqu'à Istanbul, voici que Sylvain et Sylvette se retrouvent dans un TER pour  Charleville-Mézières à 6h35 un samedi matin. Mais qu'est-ce qui les pousse à braver les éléments à ces heures indues?!

Ils s'en vont rejoindre 6 joyeux compères pour une balade jusque Orval où se niche une abbaye trappiste. Ce n'est pas Sylvain qui a organisé la rando mais ça comptera quand même pour sa zythocyclade de septembre !

Le trajet dure environ 3h mais ce ne sera pas de trop pour effectuer les menues réparations sur le tandem: changer les guidolines, régler les freins, remplacer un adaptateur de potence, ...

Heureusement, à cette heure-ci, le TER est désert et quand ils arrivent enfin au bout de la ligne, le tandem est prêt à affronter le terrible dénivelé ardennais: 1580m de D+ en 140km sur 2 jours.

Ca ne monte pas haut mais le dénivelé pique un peu
Le relief met les mollets à rude épreuve mais la petite troupe n'oublie pas son objectif et se tire gentiment la bourre pour se motiver. Ils slaloment entre les averses qui n'arrivent pas à les atteindre malgré tous les efforts des nuages.

256 nuances de gris, mais pas de pluie
Fouissage de sanglier. Y'a pas de doute: on est bien dans les Ardennes ! ©JJ92
Brasserie bonus sur le chemin? Oui... mais non, c'est fermé.
Après une soixantaine de kilomètres à descendre, monter, descendre et remonter et remonter encore, ils aperçoivent l'abbaye au bout de la route. Elle se veut mystérieuse et ses vieux murs de pierre jaune se cachent derrière un voile de brume. Elle n'en paraît que plus fantastique.

Château de l'abbaye d'Orval
Abbaye d'Orval au loin
Pas sûr qu'il passe inaperçu aux contrôles d'alcoolémie...
Tellement fantasmagorique même qu'ils ont peur qu'elle disparaisse comme un mirage en s'en approchant. Ils préfèrent donc s'arrêter d'abord à l'Ange Gardien où ils sont sûrs de pouvoir étancher leur soif avec de l'Orval verte.


Dégustation de la petite Orval (alias l'Orval verte) à l'Ange Gardien
C'est une bière blonde moins forte que sa grande sœur (4.5%) que les moines brassent pour leur consommation personnelle. Ils s'y connaissent les moines et la "petite" Orval n'a rien à envier à son illustre parente ! C'est vraiment une excellente bière que nos compères découvrent, une bière très désaltérante qui fleure bon le houblon frais. A moins que ce ne soit la soif ou l’exaltation des kilomètres à vélo qui affolent leurs papilles. Malheureusement, ils ne pourront pas le savoir, on ne peut déguster cette bière qu'ici, à la pression.

Pavé du Paris-Roubaix? Non, un fromage d'orval !
Nos compères se dirigent ensuite vers l'abbaye pour acheter quelques bouteilles d'Orval classique afin d'accompagner les victuailles qu'ils ont prévus de manger au camping. Ils ont force saucissons et fromages divers, mais ils emportent en plus un fromage de l'abbaye vendu par pavé de plus d'un kilo ! Ils n'en feront qu'une bouchée.

Un chargement bien précieux ©Gitane
Des trois abbayes trappistes que Sylvain et Sylvette ont déjà vu (Westvleteren et Chimay), c'est de loin celle-ci la plus jolie et celle qui paraît la plus authentique. Ses murs suintent un passé riche d'histoire.

l'Abbaye d'Orval laisse certains d'entre nous perplexes.

Abbaye d'Orval
C'est d'ailleurs le cas de toutes les Ardennes, qu'elles soient françaises ou belges. Les villages traversés sont plus pittoresques les uns que les autres.
Pont St Nicolas - Chiny

 Mais ils n'ont qu'un petit weekend à leur consacrer. Alors, après une nuit assez spartiate au camping "Le Canada" qui, comme beaucoup de campings, privilégie les affreux mobile homes plus rentables au détriment des vrais tentes de campeurs, le groupe file quasiment en sens inverse à la vitesse du TGV. C'est qu'ils ont un train à prendre !

Le dénivelé n'est pas beaucoup plus tendre avec eux et les cuisses fument! Malgré tout Sylvain et Sylvette imaginent déjà d'autres zythocyclades au long cours dans le coin qui feraient davantage justice à la région: Ciney, Rochefort, ... Les possibilités sont immenses !

Compte-rendu de JJ92



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Jour 1: Charleville-Mézières-Orval-Chiny: 80km D+ 855m
Jour 2 : Chiny-Charleville-Mézières: 63km D+ 721m

samedi 29 août 2015

(Zythocyclade 01/12 - Brasseries Cazeau, Brunehaut, Steph' et du Pavé ) Des deux côtés de la frontière

Nous étions à peine rentrés que les jambes frétillaient déjà. On voulait prolonger l'aventure par une longue rando à tandem. Mais on n'aime pas faire du vélo pour le vélo. Il nous faut un but comme lorsqu'on allait chercher de la Westvleteren à l'abbaye. Alors on a repris l'idée de dodéc'houblax d'un autre vadrouilleur amateur de bière.

Qu'est-ce que c'est que donc que ça?

Le mot se compose de "dodeca" signifiant 12 en grec, de "houbon" qui est l'un des principaux ingrédients de la bière et de "audax" qui est un type de randonnée à vélo longue distance.
Un dodéc'houblax, c'est donc faire une rando à vélo par mois pour aller visiter au moins une brasserie différente à chaque fois pendant un an.

(Depuis, j'appelle ça une zythocyclade mais enfin bon,) nous voici partis pour notre premier dodéc'houblax. Pour respecter l'esprit audax, nous sommes tout de suite audacieux: nous choisissons de passer par 4 brasseries ! On ne va pas se priver puisqu'une quarantaine de brasseurs sévissent dans la région sans compter ceux de la Belgique toute proche.

Nous choisissons de passer par les brasseries de Cazeau et de Steph' car nous ne les connaissons pas, tout simplement. Mais nous sélectionnons aussi deux brasseries qui ont un lien plus étroit avec le vélo. D'abord la brasserie de Brunehaut car, en plus de brasser leurs propres bières, ils brassent aussi la Malteni, bière bien connue des cyclistes lillois.

Et enfin la brasserie du Pavé dont le nom évoque l'enfer du Nord !


Nous quittons Lille par le Parc du Héron pour nous rendre à la petite brasserie de Cazeau qui se trouve juste après la frontière. C'est une brasserie familiale qui existe depuis 1753 mais qui a repris la production en 2004 après 35 ans d'interruption. Ils brassent notamment la Tournay. Nous sommes reçus par un ouvrier sympathique qui parle bien de ses bières mais qui ne nous en fait pas goûter. Qu'à cela ne tienne, il nous a mis l'eau à la bouche et nous lui achetons entre autres une saison Cazeau au sureau. Nous ne l'avons pas encore bue mais le patron de la brasserie de Brunehaut nous a confié qu'il l'appréciait.

Nous repartons en traversant les petits villages du Hainaut belge et nous passons devant moult fermes carrées typiques de la région comme la ferme-château de Bettignies qui daterait du VIIIe siècle et d'où partirait un tunnel reliant un château des environs.

Ferme fortifiée de Bettignies

Pour nous restaurer, nous nous arrêtons au café du Galibier à Rumes où nous rencontrons de joyeux personnages hauts en couleur. Malheureusement le tenancier n'a plus de croque mais il nous dégotte de quoi se faire des tartines à la bonne franquette dans son frigo.

Nous sommes prêts pour visiter la brasserie suivante. Les routes sont calmes et agréables. En chemin, nous découvrons le village-pépinière de Lesdain puis nous arrivons à la brasserie de Brunehaut où nous sommes accueillis par le propriétaire Marc-Antoine De Mees lui-même.


Il a repris la brasserie en 2008. C'est une brasserie de taille raisonnable mais c'est déjà une vraie petite usine. A part le houblon bio qui vient d'Allemagne et le maltage qu'il confie à des entreprises locales, tout est fait sur place. Il produit même son propre orge bio. Il emploie 6 personnes et brasse l'Abbaye de St Martin et la Brunehaut. Cette dernière a la particularité d'être sans gluten. Il a trouvé un procédé qui permet de précipiter le gluten et de le filtrer mécaniquement et non de casser les enzymes chimiquement. C'est pour cette raison qu'elle garde un authentique caractère de bière belge.

L'église de Rougy, présente sur les étiquettes de Brunehaut

On termine la visite en dégustant une bière aromatisée à la fraise, fruit emblématique des pépinières de Lesdain, et une Brunehaut triple dont la mousse est onctueuse.

Nous ne pourrons malheureusement pas goûter sa dernière création en date, la Hoppybrett 8°, qui a encore besoin d'un mois de repos en chambre chaude pour refermenter. C'est une bière spécialement créée pour fêter les 125 ans de la brasserie avec une levure de type gueuze. On sent qu'il aime bien expérimenter et il nous explique que c'est d'ailleurs assez risqué car si les cuves ne sont pas bien nettoyées et qu'il reste une trace infinitésimale de cette levure, elle pourrait contaminer toute la brasserie.

Il est 14h30, il est temps de rejoindre la brasserie suivante qui ouvre à 15h et qui ne se trouve qu'à une dizaine de kilomètres de là. Sans s'en apercevoir, on bascule à nouveau du côté français et on arrive à Rosult où l'on est reçu par Stéphane, le patron de la brasserie du Steph'.

Nous goûtons deux de ses bières, une blanche brassée avec une épice secrète (nous on a trouvé!) et une blonde assez houblonnée, médaillée d'or à la foire au fromage de La Capelle en Thiérache (ça me rappelle des souvenirs!)


C'est ici que Clément, rapide comme un TGV, nous rejoint et nous nous dirigeons ensemble vers la dernière brasserie de la rando qui se trouve dans un joli corps de ferme. Malheureusement, Dominique, le brasseur, n'est pas là, c'est son beau-fils qui tient la boutique pour lui. Nous n'aurons pas beaucoup d'explications sur les bières mais nous pourrons en déguster quelques unes. D'ailleurs on commence à se dire que 4 brasseries, c'était peut-être trop audacieux d'autant plus que, cette dernière portant bien son nom, nous nous voyons obligés d'emprunter 3-4 kilomètres de pavés pour rentrer chez nous!


Nous les abordons avec précautions pour ne pas trop secouer les bouteilles et, malgré les cahots et les soubresauts et les secousses et les heurts et chocs, elles résistent bien et ne demandent plus maintenant qu'à se reposer avant qu'on puisse les déguster.



Nous avons fait de très belles découvertes et nous avons rapporté 15kgs de bières. Ce fut donc une très bonne première édition !




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