Le vélo qui fait voyager

mercredi 8 juillet 2015

Westvleteren - Mission 6 - 13 & 14 juin 2015

Nom de code de l'armée des - 24 -  

 

Dragon / Matou / Tomlebelge / Jeankri / Lydr / Sevaudrey / Jéjé / Souli / Nikkoh / Butchu / Nad / JJ92 / Vélocat / John Doe / Antoine / Marine / Gabisnak / Potagab / Lojo / Francisco_de_la_Vega / Satory / Sebt / Ch'Max / Nils
Guest star: Sysy, Ladislas, Ronpub

Départ des marches de l'opéra

Butin

 

De la blonde cette année !
4 caisses, aucune bière vendue à l'estaminet

 

Compte-rendu 1

Si jamais c'est effectivement la dernière, on peut dire que c'était une super édition en tout cas !
Un grand merci à Dragon pour l'organisation, et à tout le monde pour la chouette ambiance.
Même si je me trouve plutôt en bon état vu la distance, je vais avoir trop de mal à rédiger un compte rendu complet.
Tortue géniale !

Je me suis levé, j'ai pédalé, j'ai bu et acheté de la bière à Vanuxeem, j'ai pédalé cool (ma pédale droite me trouvait pas cool et craquait de façon inquiétante), j'ai bu de la bière au Mont des Cats (j'aurais bien pris un potsjevleesh mais j'avais un sandwich), j'ai pédalé pas cool du tout (l'appel de la bière), j'ai bu de la bière, j'ai mangé du pudding, j'ai pédalé pas vite en faisant du 'Kite bike", j'ai gardé des vélos, j'ai pédalé encore moins vite, j'ai mangé des saucisses et des ribs et des tomates et du melon, j'ai bu du pastis, j'ai bu de la bière, j'ai bu du vin, j'ai bu de la bière, j'ai bu du vin, j'ai fumé des cigares, j'ai chanté une chanson avec des bovins dedans, j'ai dormi (un peu), j'ai bu du thé, j'ai mangé du pain gâteau, j'ai pédalé pas vite mais alors pas vite du tout, et voilou.
Moi très très content.
VELyOga

Gabisnak

Compte-rendu 2

 Une bien belle randonnée, ou j'ai appris notamment:
* Que je suis capable de faire 100 bornes sur une journée
* Que le vent de face est une malédiction
Ravitaillement à Vanuxeem

* Qu'un antivol à code n'est pas si facile a ouvrir que ça
* Que la mutation d'un être humain en écrevisse ne prend que 24 h
* Qu'il existe bel et bien des Parisiens fréquentables
* Que Dragon mérite absolument son titre de Guide Suprême et la dévotion qui l'accompagne

Vélocat
Mont kemmel

Compte-rendu 3

Pendant la rando, y'a même pas eu à (re)faire (ou si peu, pour la répartition du butin sur une pelouse de St Sixtus) le sketch de l'addition de Muriel Robin lorsqu'il s'est agi de régler les courses du samedi soir, puis les bières réglées dont ledit Guide Suprême a eu la bonté de faire l'avance, c'est dire... (quel Homme !)

Y'a eu :

  • une charmante prof d'anglais aux mollets bien galbés qui s'exprime en franspañol
  • un Boris, mais pas le Hachoir, qui a dès le premier jour durement gagné le pseudo de "vanille-fraise" : la "cool Raoul" était gentiment wallonnée (hu hu hu) mais avec un p..inaise de vent de face et 3/4 face sa race (ou de côté, ce qui le rendait à peine reposant) cependant, le lendemain il caracolait en tête de la bande de survivants, prouvant que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts :bravo2:
  • une chaussée comme un billard à Frelinghien (sauf erreur) au lieu du champ de nids de poules et rustines des années précédentes
En route vers la Cordillère des Flandres
  • un itinéraire vers le Mont des Cats qui a évité le raidillon de l'an dernier au profit d'une montée certes plus progressive mais bien plus longue et qui allait s'accentuant jusqu'au restau.
  • restau auprès duquel il vaudra mieux désormais éviter de réserver au nom de Vélotaf ou de Francisco de la Vega (encore une fois, désolé pour le malentendu)
  • un hollandais ou flamand qui m'a complimenté sur mon fiets (Guylène) et demandé si un GPS, c'est pratique et combien ça coûte : "env. 200 €" "ça va"
Guylène
  • Le Très Révéré Pudding avec lequel nous avons une fois encore communié : que Sa Créatrice et son Messager en soient remerciés

  • un cycliste en tenue de bûcheron monté sur ressorts tel une sauterelle, ce qu'il a prouvé

  • un autre en avatar de Tortue Géniale jeune
  • un prof d'anglais qui a suggéré de tenter de trouver une combinaison à 4 chiffres débutant par 0xxx en proposant de commencer les tentatives par 1xxx
  • Souli qui a brillamment perpétué la tradition du camping version sarcophage initiée dans le Vercors par Carlos45 (qui nous a bien manqué le bougre)
  • un VTTiste expert en barbecue : qu'il soit encore remercié de son dévouement
  • un Gabisnack expert en vache menée au taureau, gestes à l'appui : nous n'avons pas pu suivre ! faut dire qu'on était abondamment hydratés, pour ne pas dire imbibés
 
  • la preuve que des chamallows trop grillés peuvent être redoutables : quelque chose entre le produit pour étanchéifier les coutures et le sang d'Alien
  • un Antoine, mais pas celui des chemises hawaïennes, qui nous a révélé la martingale permettant de résoudre toutes les contrepèteries : 2 consonnes et 2 syllabes

  • mon multitool, oublié aux wc, qui a suscité bien des interrogations sur la nature du pb que j'avais pu avoir à résoudre
  • dim. matin : un concours de qui a la plus longue... après avoir un moment espéré l'emporter, c'est finalement Souli qui a gagné et a donc pu partir avec le gros lot
L'axe de moyeu le plus long remporte 35kg de remorque !
  • ensuite, sur la route, il nous a fait goûter ses boules*
  • un retour par les Ravels et petites routes de campagne toujours aussi agréable
  • un déjeuner diététique aujourd'hui : bière, glace, café gourmand
 *des sortes de pâtes de fruits secs faites maison (Mais vous pensiez à quoi vous? Bandes de dégoûtants!)

La phrase de la rando : "La bière, une fois mise en bouteille, ce n'est plus buvable" je vous laisse méditer, sachant qu'elle a entraîné un vrai temps de réflexion...
Les Bières artisanales de Jéjé

Des idées ont fusé pour cet automne et l'an prochain car franchement, à 1h de TGV de Paris y'a de la verdure, de l'air, du vent, du soleil, des nuages, des vaches, des chevaux, des poulains, des poneys, de l'eau, des champs, des prairies, des petites routes en bon état, des brasseries et des lillois(es) qui sont comme ça : :bravo:

JJ92

Bonus:

Près du camping se trouve un cimetière militaire dans lequel sont enterrés des soldats cyclistes de la première guerre mondiale morts 98 ans auparavant:

Terre de cyclistes

dimanche 5 juillet 2015

Westvleteren - Mission 5 - 7 & 8 juin 2014

Nom de code des - 30 - soldats:  

 

Dragon + Matou - tandem Gitane des 70's / Lydr / MissLydr / Priscille / Jéjé / JJ92 / Nikkoh / Julien / Jeankri / Ronpub / Mamronpun / Escapop / Escacopain / Antoine / Marine / Nils / Pauline / Sysy / Sysy 2 / Butchu / Nad / Satory / Transhumance / Mini-transhumance / Sebt / Lojo / Tom-le-Belge / Gabisnak / Potagab
Guest star
Tractopelle - X-tra cycle

Départ de l'opéra

Butin

Des bières qui attendent leurs porteurs...

 

8 caisses

Compte-rendu "Cool raoul"


Je retrouve avec plaisir le trajet de l’édition 2013 : rapidement, nous arrivons dans une « banlieue » où la campagne et la ville se mélangent plaisamment. Puis c’est la halte au supermarché de la bière de Bizet où les clients échangent des chariots de caisses de bouteilles vides contre des caisses de bouteilles pleines : impressionnant ! Sous je ne sais quel prétexte, Tractopelle se verra refuser les siennes (boarf, pourtant il en avait à peine deux caisses de 48)
Certains aiment rouler léger #1

Le groupe se scinde pour suivre deux itinéraires différents : La Cordillière des Flandres, que j’avais fait l’an dernier et la Cool Raoul, que je vais découvrir.

Par de petites routes d’une campagne vallonnée, me rappelant celles de mon Vaucluse natal -hormis le paysage- nous arrivons facilement à Bailleul. Arrêt sur la Grand Place où nous retrouvons celles et ceux prenant la randonnée en cours, puis reprise de la balade en piquant vers le Mont des Cats, grosse colline surmontée du pylône d’un relais audiovisuel.

Par cette face, la pente est douce mais l’itinéraire d’accès se termine par un raidillon dans lequel nous devons mettre pied à terre, notamment car sa partie médiane est en terre. Heureusement il est aussi raide que bref et nous pouvons vite remonter en selle. C’est arrivés en haut que nous constatons que notre ami « camionneur » peut enfin se débarrasser dans un conteneur à verre des bouteilles vides qu’il trimballait depuis Lille
Pause casse-croûte/ bière/ café à la brasserie du Mont, où on nous refusera le service du déjeuner sous prétexte de risques de pluie… alors même que le ciel se dégage enfin et que le soleil nous incite à nous tartiner de crème solaire.
Auberge du Mont des Cats
Ceux qui avaient réservé les bières auprès des broers de l'abbaye partent les premiers, suivis du gros de la troupe (non, ça n’était pas moi, je suis juste un peu enveloppé, et de toute façon personne n'était gros) Ce départ est malheureusement trop vite stoppé par la chute du plus jeune d’entre nous (moins de 10 ans ?) dans la descente vers Berthen qui nécessite l’intervention des secours. C’est l’occasion de constater qu’il n’est pas évident de préciser où l’on se trouve et qu’il est difficile de se comprendre au téléphone. (bilan : chute sérieuse avec traumatisme mais a priori sans séquelles hormis des plaies superficielles, des « pizzas » en jargon cycliste)

Après évacuation de la victime accompagnée de son père, reprise de la balade avec le moral un peu en berne comme disent nos ami(e)s suisses.

Heureusement, la campagne belge est riante sous le grand soleil, offrant un plaisant patchwork de cultures et de prairies pour l’élevage, essentiellement de bovins. Ce qui n’empêche pas de sentir parfois, venant de derrière des haies, les puissantes effluves d’élevages moins « naturels », sans doute des porcheries.
Arrêt près d'une houblonnière

Nous traversons des houblonnières, signe que nous approchons du but, plus exactement de Poperinge que nous atteignons via un RAVEL. De là, nous sommes bien vite à l’Abbaye de Saint Sixtus (Ses moines et Lui soient bénis) que nous abordons via l’arrière de l’estaminet opportunément situé juste en face, véritable usine à touristes (bière de l’abbaye, mais aussi nougat(s), spéculoos, gel douche et shampoing, produits de beauté au lait de jument, etc.) Nous en repartons après avoir bu à la santé de l’accidenté, puis la notre et enfin à la gloire du Saint Patron de ce lieu.
Sur la pelouse de In de vrede

Sur le chemin du camp scout qui a accepté de nous accueillir (nous n’acceptons pas les groupes avait prévenu le camping d’Ypres :shock: ) nous faisons halte pour des courses à Vlamertinge : fruits, légumes, viande, pain, etc. nous avons fait tourner l’économie locale.
  • Guidon d’or pour la boulangère qui, en plus de notre commande, nous a fait cadeau de tous les petits pains ronds qui allaient lui rester sur les bras vu l’heure tardive (mais bon, quand même…)
  • Clou rouillé pour le gérant du Bistrot de Gilde venu nous demander de déguerpir et plus vite que cela du porche d’accès à son établissement où nous avions trouvé refuge alors qu’il s’était mis à dracher des hallebardes.

Si vous voulez laisser des commentaires, en flamand ou hollandais de préférence … L’un de nous lui a malicieusement répondu qu’on hésitait à se restaurer chez lui mais que vu la qualité de son accueil on irait voir ailleurs. Je ne suis pas certain qu’il ait compris. Mais bon, quoi qu'il en soit que pouvait-il faire face à 20 personnes qui de plus se poussaient pour laisser entrer les véhicules…
Campement
 La grosse drache passée, nous reprenons la route et arrivons rapidement au camp scout : une vaste prairie où planter un régiment de tentes et sous les arbres un confortable chalet en bois :
  • Terrasse couverte et éclairée
  • Salle hors sac avec évier, frigo, radiateur, plaques de cuisson vitrocéramique à commandes tactiles
  • WC séparés avec stock de PQ et radiateur pour l’hiver

Le barbecue, apporté par Lydr2Douai sur son Douze, est vite allumé, les salades de tomates et de pâtes préparées, les viandes grillées… On se goinfre restaure, discute bière avec un éminent spécialiste du brassage personnel, règle nos comptes avec l’organisateur (bières, camping) avant d’allumer un feu de camp près des tentes afin de conserver l’esprit scout : quelques gouttes de pluie ne gâcheront pas la fête.
Certains aiment rouler léger #2

Le lendemain, après une excellente nuit Image IPB réveil sous un ciel qui se dégage progressivement pour laisser place au grand bleu ensoleillé. Les tentes sont pliées quasiment sèches et après nous être enduits de crème solaire (et de mitosyl pour certains :mrgreen:) nous partons, certains bien lestés (pour ma part 2,75 L : 6 bouteilles 33cl de 12° en direct de l’abbaye, 6 bouteilles 33cl de 8° achetées deux fois plus cher à l’estaminet, 1 bouteille 75cl de Wambrechies aromatisée au genièvre achetée au supermarché de la bière)
Cela n’empêche pas de mener la chasse au Raymond lorsque l’occasion se présente : c’est trop tentant en faux plat descendant :diablotin:
Le Géant des Flandres
Cet itinéraire retour me parait plus agréable que celui de l’édition 2013 : petites routes, RAVELs, re-petites routes jusqu’à nous retrouver au bord de la Deûle pour la fête de cette rivière. Flonflons, bateaux fleuris, bière fraîche à la terrasse d’une taverne … :cool:
Dommage que le chemin de halage le long de cette rivière soit en (bien trop) moyen état: ça gâche le plaisir que l’on a d’y rouler, en tout cas avec mon chargement et les pneus fins donc gonflés un peu « raide » (et si les Durano+ et Marathon+ étaient souples, ça se saurait :wink:)

Arrivée à Lille par le verdoyant et immense parc de la Citadelle qui mériterait une visite à lui tout seul. Slalom entre les piétons, cyclistes venus en foule profiter de sa fraîcheur.
Au moment de nous séparer, j’ai la surprise de voir arriver Jean-Baptiste, le fondateur du Grand 8, pour lequel je suis (potentiel) guide cycliste sur Paris, en tête d’un petit groupe de touristes étrangers.

Notre propre groupe se disloque à son tour : rendez-vous pour l’édition 2015 !
Mais d’ici là, je me ferais bien un raid bières à Bizet quand mon stock actuel touchera à sa fin…
 Mon diaporama

PS : grâce à Nico nous avons enfin pu percer de visu le mystère de la composition des Fricadelles... ça fait envie ...
Tissu conjonctif soit tout ce qui n'est pas du muscle: peau, nerfs, yeux... Miam, miam !


JJ92

Compte-Rendu "Cordillère"

Les merdes se sont enchaînées le samedi:
- mon bricolage sur l'attache remorque à refaire à la hâte juste avant le départ.
- Jéjé qui perd son barda peu après.
- Le combat contre les têtes de rayons qui ont kidnappé la chaîne du tandem et qui ne voulaient pas la rendre.

- les zythocycleurs qui se perdent avant l'arrivée au mont des Cats.
- La chute du petit
- Le moine suspicieux qui ne veut pas confier 8 caisses de bière à un commando de 5 personnes muni d'une seule remorque. Je ne comprends pas pourquoi...
Et pourtant les moines sont cyclistes aussi...
- Les zythocycleurs qui se perdent sans qu'on s'en rende compte.
Groupe dissident
- L'orage qui force le peloton à l'immobilité...

Je me demandais vraiment ce qui allait nous tomber dessus par la suite! Mais en même temps que les gros nuages menaçants s'éloignaient, les avaries se sont dissipées et la soirée au camping s'est déroulée de manière sereine même si tout le monde était forcément un peu inquiet.

Surprise le lendemain, les orages annoncés se sont dégonflés et c'est sous un soleil radieux que l'on rejoint Lille par les chemins bucoliques. Les nouvelles du petit sont rassurantes. Le retour se passe dans la bonne humeur.

Bouchon sur le Ravel !

Finalement, l'édition 2014 a quand même été réussie grâce au remarquable bon esprit de chacun et surtout au respect des traditions: on a eu un souci mécanique dans la même côte que les années précédentes, on n'a encore une fois pas pu faire le Mont Kokereel faute de temps et Jeankri a mangé son potsjevlees.

Bonus: L'article de Sysy sur son blog de vadrouillages

mercredi 1 juillet 2015

Westvleteren - Mission 4 - 15 juin 2013

Nom de code des - 17 - mercenaires:  

Gabisnak - Brompton  / Jeankri - Sirrus / Mika + Anna - Tandem de ville / Tolstoy / Matou / Tombelge / Dragon - Eul Che + monoroue / Escapop - vieux Peugeot qui va bien / Georges - Stevens / JJ92 - Guylène / Lydr - Le nain + monoroue / Miss Lydr - vieux peugeot qui roule bien aussi / Sebt / Satory - Tout Terrain + Croozer de Ronpub / Sos78 - equilibrium / Nikkoh aka George Michael
Guest star: Tractopelle - X-tra cycle

Traditionnelle photo de groupe du départ, place du théâtre

Butin

 

6 casiers de 24 XII + 10 packs de 6 VIII

Compte-rendu "Cordillère"

Le vent, le vent, le vent ! Digne d'un bon mistral, sans montagne pour l'arrêter. Et pourtant les 18 cyclistes de l'équipée sauvage l'ont affronté avec courage, entrain, sourire, bonne humeur, décontraction. Ils ont tous été formidables. Des plus rapides aux vélos les plus légers (georges, sos78) aux moins aguerris avec les vélos les moins adaptés (tandem, brompton, vieux clous à selle dure comme du parpaing, VTT à gros crampons montés à l'envers et sous-gonflés) en passant par les extra-terrestres qui menaient bon train malgré les spécificités de leur vélo (fixiste teuton et Satory).

Tandem hollandais
En plus du vent et de l'inexpérience de certains, on avait aussi un timing assez serré. il fallait être à l'abbaye entre 14h et 15h. J'ai donc dû faire mon ch*eur tout du long: "Escapop sors du supermarché de la bière tout de suite !" "Non, le Belge, tu n'as pas le droit de reprendre une deuxième bière!" "Vous avez 3'18" pour aller aux toilettes !" "T'as pas fini ton potjevleesch, jeancri? On s'en carre, nous on se barre!"

Et au final, on est arrivé dans les temps prévus, à 14h30. Fourbus mais contents. Les moines nous ont réservé un accueil royal. Et on a même eu le temps de s'arrêter une heure pour déguster le St nectar des moines et l'autre graal: le pudding de Sebt concocté par sa femme. Seul hic (à part celui provoqué par la consommation de boisson gazeuse et alcoolisée) c'est que je n'en ai pas vu la couleur, trop occupé que j'étais à dealer les bouteilles de bière à faire les comptes et récupérer mon argent. Pas grave, je sais où se situe la source !
Estaminet In de vrede
Le retour s'est bien passé à part deux chutes sans gravité. Une du tandem à cause d'une queue de poisson pas très maligne mais néanmoins involontaire d'un autre cycliste et celle de JJ92 à cause de sa pédale (pas douce du tout pour le coup). Ces 2 incidents plus quelques petites frayeurs des uns et des autres me poussent à changer quelques détails ou prendre quelques mesures pour les éditions suivantes. Premièrement, chose que l'on aurait dû faire depuis le début, prendre une trousse de secours. Car un petit peu de désinfectant pour JJ n'aurait pas fait de mal. Heureusement, c'est un warrior.

Col de Berthen... 109m quand même !

A part cela, le retour s'est bien passé tout le monde a roulé à bon rythme et on n'a eu besoin que de 2 véritables pauses sur les 50 kilomètres qu'il restait à parcourir. Le vent étant légèrement moins plus défavorable et les pentes beaucoup plus moins rudes même si y'en a une quand même que bon... 2 compagnons raisonnables se sont séparés de nous à Poperinge pour rejoindre la gare de Bailleul, croyant ainsi se fatiguer un peu moins mais ne connaissant pas bien la région, ils ont filé tout droit et sont passés par... le Mont Noir ! Devant lequel ils n'ont pas reculés. Quant à Sebt il a affronté le vent seul pour poursuivre son chemin et Jeancri est rentré en voiture (bouh ! :mrgreen:)


A l'arrivée, Guitare, Mr L et Loreleï nous attendaient dans un jardin associatif, sorte d'île de Robinson Crusoë de verdure au milieu d'une mer urbaine. Un endroit insolite et agréable où chacun a pu se reposer, se restaurer et partager les anecdotes de l'aventure. Et le soleil qui ne nous a pas quitté de la journée est resté de la partie jusque près de 23h.

Et moi je suis toujours impressionné par ce que les uns et les autres ont accompli ! Bravo à tous, c'est un plaisir de coordonner une telle sortie pour vous (même si j'ai un peu beaucoup râlé)

Compte-rendu "Cordillère" #2


Départ de l'Opéra sous une petite pluie qui hésite à tomber, jouant à faire peur à celles et ceux parti(e)s la fleur aux dents sans blouson de pluie ou simple coupe vent. Mais après avoir sinué quelques km dans la banlieue lilloise puis la campagne, nous voyons le ciel s'éclaircir et le vent se lever. Il ne nous lâchera plus et sans mentir, il valait bien celui de la 3ème étape de la Procillienne. Mais il soufflait de travers, c'est à dire pas vraiment de face, mais pas vraiment de dos non plus.

Le trajet emprunte uniquement des routes secondaires, voire tertiaires, quand ce ne sont pas des chemins à peine carrossables, en voiture s'entend car nos vélos passent sans pb
Premier arrêt en Belgique, après avoir découvert une route passante au revêtement constitué de rapiècements juxtaposés : le Supermarché de la bière. Imaginez un discounter français, ajoutez à l'entrée un "accueil consignes" et remplacez les rayonnages par des empilements de caisses de bières et autres boissons, rajoutez 2-3 petits rayonnages d'amuse-gueules salés ou sucrés et voilà. Les clients : des automobilistes de toutes sortes qui amènent des caisses de bouteilles vides et ressortent avec des caisses pleines.
Séparation des deux groupes
Après une scission "cool Raoul" / "Cordillière des Flandres", les warriors partent à l'assaut du Mt Kemmel. C'est assez simple en fait. Imaginez une grosse colline genre Mt Pagnote dans l'Oise, tracez une route du pied au sommet, mais au lieu de faire quelques virages, allez tout droit. A un moment, forcément, ça devient raide, très raide même, mais heureusement pas trop longtemps. Ceci dit, on la sent bien passer l'ascension.... :oops:

Arrivés au sommet, ça n'empêche pas des marioles d'aller escalader ce qui pourrait être le dôme d'un réservoir d'eau.
Mont Kemmel
Après avoir quelque peu troublé la quiétude des lieux, sans doute l'énervement d'avoir été doublés par un groupe de motard(e)s qui ont réussi à gâcher le début de l'ascension en l'empestant, Dragon décide (avec à propos, la suite du timing le prouvera) de couper court en redescendant par une route pavée qui doit être l'escalier que j'ai descendu le plus rapidement de ma vie

Heureusement elle se civilise au bout d'une centaine de mètres et nous pouvons reprendre une allure normale.

Après être passés sous un surprenant télésiège belge (c'est à dire horizontal) nous débouchons dans le mini Las Végas du Mont Noir : casinos, maisons de jeux dont on ne sait pas s'ils sont pour enfants ou adultes, tabacs, gastronomie (resto "L'Aile ou et la Cuisse", c'est dire...) et nous savons que nous revenons en France lorsque la forêt reprend subitement ses droits.

C'est que le Mont des Cats nous attend : après une montée progressive, à nouveau une sorte de "mur" (enfin, ça reste humain quand même : je suis arrivé en haut sans poser pied à terre, plutôt mourir) qui monte droit vers l'accueillante et ensoleillée terrasse de notre pique-nique d'où nous voyons assez vite arriver fièrement les "Cool Raoul", et quelques Raymond(e)s aussi : denrée rare ce jour là, à cause du vent à décorner les cocus ? non... pas pour si peu ?!

Sandwichs sortis du sac, bières et plats de frites commandés, addition payée : Dragon mérite son surnom lorsqu'il nous rappelle que, bien que toute proche, l'abbaye n'est pas pour autant au bas de la descente... très agréable via une toute petite route ombragée
Auberge du Mont des Cats
Sauf erreur, c'est à partir de là que nous aurons le vent plutôt de dos ? En tout cas nous apprécions toujours les petites routes en bon état, quadrillées de petits panneaux d'itinéraires cyclables et, lorsqu'elles sont plus importantes, doublées par de larges pistes unilatérales bidirectionnelles très roulantes.
Le Drive in de la bière
Je suis déçu par l'abbaye : le quai de chargement ressemble au drive-in d'une grosse ferme, le moine ressemble à un manutentionnaire lambda vêtu d'un t-shirt et d'un pantalon de grosse toile avec renforts aux genoux. Mais lorsqu'il amène le diable (un comble pour une abbaye !) chargé de 6 caisses de 24 bouteilles...
Tous les moyens sont bons pour rapporter quelques bouteilles de plus
Tout est vite chargé dans les remorques et sacoches et nous allons fêter l'évènement à l'estaminet en face. Beaucoup de vélos, notamment avec AE, peu de Raymonds. C'est là que nous dégusterons "the" pudding qui garnissait les sacoches de ... sebt ?

Après une entorse à l'horaire prévu de départ (pas question de renoncer au pack de 6 "8°" alors que nous sommes arrivés à 10 personnes de la caisse !) nous remontons en selle avec la satisfaction du Devoir accompli... et la perspective d'un itinéraire plat (ou presque) avec vent dans le dos (ce fut vrai)
Bizarrement, on n'est plus jamais passé par là ensuite

Dans un patelin de m*rde, je me pèt'lag' car sur une prise d'appui pour redémarrer, ma pédale droite a décidé de vivre sa vie. Quelques écorchures, une poignée de frein légèrement désaxée, aucune bière cassée (merci St Sixtus) et bien 10mn passées à laver l'affront... pédale promptement remplacée par une que j'avais en réserve, bien que la défectueuse n'ait pas lâché sur le point qui m'inquiétait (pb d'axe alors qu'elle s'est simplement dévissée de la manivelle)
Porte vers le chemin de halage
 Encore une looongue montée en pente douce mais dans laquelle certains ont encore souffert (je tire notamment mon chapeau à Anna, sur le tandem avec ses coéquipiers successifs) et après une ultime vraie pause, nous rejoignons bien vite, via un joli pont, la Deûle et son chemin de halage en état moyen mais roulant

Dans un port pour belles péniches d'habitation et autres yachts à moteur, nous retrouvons le sympathique Tractopelle venu faire un p'tit bout de route avant le barbeuc', mis en route à 20h et que nous ne quitterons qu'à la nuit tombée.
Banquet final !

JJ92

 Compte-Rendu "Cool Raoul"


Je me levai sous le soleil et me préparai avec entrain, au moment d'ouvrir la porte pour sortir la pluie tomba comme pour me dire "t'es sûr que tu veux y aller ?" mais elle me connaissait mal, et j'ai mis mon Kway et me suis dépêché d'aller au point de rendez-vous. J'y fis la connaissance de Tractopelle sous la pluie qui continuait, et nous parlâmes transport de marmaille. Puis arrivèrent les autres participants, enfin presque tous. Nous partîmes à peine 10 minutes en retard pour la brasserie Vanuxeem, afin de nous délester d'un peu de verre. Et de boire un peu de verres aussi. Et d'entendre quelques sornettes comme quoi la Saint Bernardus serait identique à la WV. Moi je dis faut organiser un blind test, mais de toute façon, mis à part le saint savoir faire et la touche sacrée des moines, il manquera toujours à la Saint Bernardus ce subtil goût du "j'en ai c**é pour l'avoir".
Première ascension: le pont de la Citadelle et ses deux lacets !
Ensuite nous repartîmes fièrement en direction d'une minuscule antenne rouge et blanche, et bien vite nous nous séparâmes en deux groupes (après quelques changement de dernière minute dans la composition des groupes), et mon groupe "Cool Raoul" se retrouva tributaire de la technologie taïwanaise et américaine. Et un peu de ma mémoire de poisson rouge, ayant effectué le trajet l’an passé sous la conduite de son auteur, que je remercie ici encore pour son travail d’orfèvre, Ronpub. En effet, la cool Raoul est vraiment un joli trajet, et merci aussi Ronpub pour les instructions et fichiers pour la refaire sans toi. Pas mal de vent cette année, mais quand on roule cool ce n’est pas encore trop problématique. L’antenne grandit petit à petit et notre appétit aussi. Mon groupe comportait un joli tandem de ville, et nous avons eu la confirmation que ce n’était pas un tandem de monts puisque le tandem est arrivé en haut du Mont des Cats sans aucune fesse sur ses selles.
Arrivée à l'abbaye
Ce fut une pause déjeuner / bière assez rapide, enfin ça aurait vraiment été rapide si nous n’avions pas eu dans le groupe un potjevleeshophile qui pensait depuis un an à son repas de l’année au Mont des Cats, et qui ne voulait absolument pas perdre la moindre miette de son plat. A force de lécher son assiette il a dû se retrouver tout seul à chercher le chemin de l’abbaye, et heureusement que nous avons été tolérants (il faut dire qu’il avait le pouvoir de nous faire obtenir 2 caisses de bière, ça explique un peu la tolérance) sinon il chercherait encore le chemin (ou il finirait le dernier cornichon de son potjevleesh).
Les ultimes kilomètres
La descente digestive vers l’abbaye fut très cool comme dans mes souvenirs des 2 années précédentes, et nous arrivâmes sur le drive-in monastique. Notre groupe n’était pas très discret dans la file d’attentes composées quasiment exclusivement de grosses berlines et breaks allemands. Le moment tant attendu arriva et nous récupérâmes le précieux butin.
Après un sympathique goûter Bière-Pudding In de Vrede, et une moins sympathique file d’attente interminable pour récupérer un carton de 6 bouteilles de «8» par personne, nous repartîmes. Les 500 premiers mètres après l’abbaye sont toujours très faciles, c’est sûrement l’influence de Dieu sur ce lieu sacré. A moins que ce soit celle de la bière. Ou du pudding. Mais au bout de 500 mètres, mes jambes se sont souvenues qu’elles avaient déjà beaucoup servi depuis le matin, et mon corps s’est souvenu que si le vent en pleine poire est en temps normal vivifiant et grisant, à vélo quand il reste 48 km c’est un peu moins fun. J’en ai bavé pour suivre le groupe, je suis content d’avoir fait le retour même si je sais que j’ai fortement contribué à baisser la vitesse moyenne. Retour plus court et plus rapide que l’an dernier, mais avec 2 ou 3 côtes quand même, et sans le plaisir de repasser à Pallingbeek (ok c’était une pourriture de pavés mauvais pour les bières, mais qu’est-ce que c’est joli). Toujours très content d’arriver, je ne sais pas pourquoi, hein. Et tout cela s’est fini par un sympathique barbec convivial, occasion de faire de grandes discussions enflammées sur les diverses anecdotes de la journée dans la joie et la bonne humeur. Il s’en est fallu de pas grand chose qu’on ait du chien et des oies au barbec mais on a préféré se la jouer plus conventionnel.
Une tortue ninja !
J’ai passé une excellente journée et je remercie ici encore Dragon pour tout ce qu’il a fait, Ronpub pour le trajet aux petits oignons, et tous ceux qui ont participé à la logistique de fin de journée. Content d’avoir revu des têtes de l’année dernière, de nouvelles têtes aussi. Et au plaisir de participer à la prochaine édition, quelle qu’en soit la forme... Allez on fixe une date, hein !

PS : ah mince j’ai une «12» qui fuit très légèrement. Ca veut dire que je vais devoir la boire aujourd’hui. Bon bein si c’est pour la bonne cause...

Gabisnak

Bonus: Article sur le blog français du Huffington post

Bonus mathématique

Sachant qu'un casier de 24 bières pleines pèse 17,7 kg

Qu'une bouteille de Westvleteren pleine pèse 652g

Qu'une remorque croozer cargo pèse 11.4 kg à vide

Qu'il y avait quelques pains de glace et le poids des sacoches

que le nombre total de bières transportées sur le vélo était de 75 bouteilles

dont 2 casiers,

Combien de kg, Satory a-t-il tracté?

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